De l’extinction du goupilaplume

Goupilaplume

Canidé effarouché

Le goupilaplume vit et se cache sous les ajoncs et bruyères de la Côte de Penthièvre. Comme son cousin le renard roux, le goupilaplume est un grand chasseur et pratique le mulotage pour attraper à grands sauts les rongeurs alentours. A ceci près que ce canidé s’est vu parer d’une écharpe de plumes qui lui permet de prolonger ses bonds et de surprendre ses proies à plus longue distance.

Si dans les villages voisins les anciens racontent encore que cet étrange attribut serait né des incantations d’un druide ermite aux idées saugrenues (pour dire poliment foldingue), ce qui est sûr, c’est qu’ainsi doté d’un si voyant apparat, le goupilaplume est devenu maladivement craintif et timide au fil des années. L’animal s’avère aujourd’hui incapable de tout contact social avec la terre entière, et tout particulièrement avec ses congénères.

Ce qui pose un vrai problème de reproduction : le goupilaplume appartient maintenant aux espèces en voie d’extinction.

Aussi, si vos pas vous amènent un jour à croiser un goupilaplume lors d’une randonnée sur le GR 34, approchez-le avec mille précautions, imitez avec vos bras le vol du héron pour l’amadouer (c’est le seul oiseau qui n’apeure pas ce renard), ne lui parlez pas mais huez-lui (c’est le cri du héron, une sorte de croassement…), revenez au même endroit tous les jours, pour parvenir à créer le climat de confiance propice à son apprivoisement. Il vous faudra ensuite recourir à un zoothérapeute pour accompagner le goupilaplume vers une reprise de confiance en lui et en sa communauté.
Tout cela peut être un peu long, mais sachez que vous deviendrez ainsi un artisan de la reconstruction de la biodiversité de notre planète ; une expérience exceptionnelle !

Paix et longue vie à vous comme à toutes les âmes de bonne volonté.

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+ d’info : recette du goupilaplume à la crème de cassis et aux baies de genièvre